[TEST] Total War Warhammer

Pour toute une génération, le nom de Warhammer résonne comme le fleuron de ce qui pouvait être fait en termes de jeu, de création d’univers, au même titre qu’un Magic : The Gathering. Pour des milliers de personnes, cette marque est synonyme de dizaines d’heures passées à peindre une à une gobelins, sorciers et autres personnages d’une mythologie façon Tolkien. Aujourd’hui, nous découvrons Total War Warhammer, nouveau jeu vidéo nous plongeant dans cet univers avec, on l’espère, un peu plus de brio que ce qu’il nous a été donné de découvrir par le passé. 

Un jeu pour les gouverner tous

Depuis le début des années 2000, et l’ouverture de Warhammer au monde du jeu vidéo, rares ont été les expériences à valoir véritablement le coup. La faute, principalement, à un choix de studios discutables, la plupart n’ayant que rarement des expériences concluantes avant de s’atteler à la licence de Game WorkShop. Avec Total War Warhammer, la leçon a visiblement été retenue, puisque c’est un cador du jeu PC, Creative Assembly, qui est au développement. La saga Total War a en effet su s’imposer au fil du temps comme l’une des valeurs les plus sûres qu’il soit, et ce depuis la sortie de Shogun : Total War en 2000. Depuis, les épisodes se sont succédés, nous faisant découvrir l’Empire Romain, le Moyen-Âge, ou nous faisant découvrir des personnages comme Napoleon ou Attila. Bref, une expérience solide.

Seulement voilà, au fil du temps, une partie des joueurs a reproché à Creative Assembly de ne pas prendre de risques, de ne pas faire assez évoluer la série au fil des épisodes. C’est sans doute en partant de ce constat que les développeurs ont décidé de briser les codes en acceptant Total War Warhammer. Quoi de mieux pour proposer un peu de changement aux fans de la série que de plonger dans un univers heroic fantasy digne du Seigneur des Anneaux, en s’appuyant sur une licence célèbre ? On va retrouver ainsi tout ce qui fait la spécificité de Warhammer,  à savoir des factions différentes (l’Empire, les Comtes Vampires, les Nains, les Peaux Vertes et le Chaos), chacun disposant d’unités et de façon de jouer totalement différentes. Profitons-en pour pointer un premier point négatif pour le soft, puisque le Chaos n’était disponible que pour les joueurs ayant précommandé le jeu ou l’ayant activé sur Steam dans la première semaine suivant la sortie. Pour les autres, il faudra certainement passer à la caisse un peu plus tard..

Choisissez votre camp

S’il chamboule quelque peu les règles établies, Total War Warhammer reste malgré tout fidèle aux principes de la saga. On retrouve ainsi un gameplay décomposé en deux phases bien distinctes. Dans un premier temps, on se retrouve sur une carte stratégique sur laquelle on peut déplacer ses troupes, conquérir de nouvelles terres et gérer ses villes. Puis, lorsque deux armées se rencontrent, le jeu bascule dans des batailles en temps réel durant lesquelles il va falloir faire évoluer ses hommes sur le champ de bataille, tirer parti des environnements pour prendre l’avantage sur l’ennemi, etc. C’est à ce niveau que cet épisode est radicalement différent des autres puisque, à la différence d’un Rome : Total War, le choix de la faction a ici un impact crucial sur les combats. Les Comtes Vampires vont ainsi pouvoir invoquer des morts-vivants par exemple, tandis que les Peaux Vertes vont faire appel à des armées de gobelins, et ainsi de suite. Chaque camp a réellement ses spécificités et il faut apprendre à maîtriser chacune d’elles pour en profiter de façon optimale.

Le titre marque également l’arrivée des héros, capables de renverser à eux une seule l’issue d’une bataille. Ces derniers, en plus de pouvoir se battre, vont également avoir la possibilité d’accomplir des missions, comme celle de récupérer un puissant artefact magique à un endroit précis. Malheureusement, cette fonctionnalité est quelque peu délicate puisqu’elle oblige bien souvent à envoyer son héros à l’autre bout du monde, l’occupant ainsi pendant de longues minutes. Quand on sait à quel point chaque mouvement doit être réfléchi, et à quel point le temps est important dans Total War, on a parfois tendance à zapper cet aspect pour privilégier les affrontements directs.

Tout ceci est assez peu important en revanche, en comparaison du problème majeur de ce Total War Warhammer. Ainsi, si Creative Assembly avait toujours réussi à placer de manière intelligente le curseur entre la gestion et les phases de combat, celui-ci s’est très nettement déplacé du côté des batailles, au détriment des autres aspects. Piloter son empire passe très clairement au second plan, et les villes servent désormais essentiellement à renouveler les troupes à envoyer au front. On peut comprendre que cela soit lié à l’univers, bien plus axé sur les batailles, mais c’est tout de même regrettable quant à l’intérêt global.

Total War Warhammer est une bonne surprise. Si l’on pouvait s’interroger sur le choix d’une licence heroic fantasy pour poursuivre la saga, introduire la licence de Game WorkShop est une excellente chose et permet de faire souffler un vent de fraîcheur sur la série. On regrette en revanche que l’aspect gestion ait été mis un peu de côté par Creative Assembly, même si cela n’enlève rien au charme global du jeu. Un excellent titre pour tous les fans de stratégie !

Total War Warhammer

49,90 €
Total War Warhammer
7.2

Fun

7.0/10

Réalisation

7.0/10

Bande son

7.0/10

Gameplay

7.5/10

Scénario

7.5/10

Les +

  • L'univers Warhammer
  • Un peu de nouveauté dans la série
  • Les unités volantes

Les -

  • La faction Chaos en DLC
  • La mise en retrait de la carte stratégique

Taboulé

Créateur et rédacteur en chef du site.

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