[TEST] Battleborn

Parmi tous les jeux de tirs à la première personne sortis ces dernières années, rares sont ceux à faire totalement l’unanimité. Borderlands, et de manière encore plus forte, Borderlands 2, font indéniablement partie de ceux-là. A la création de ces deux bijoux vidéoludiques, un studio, Gearbox Software. Ces développeurs de génie sont de retour aujourd’hui avec un nouveau projet qui n’est pas sans rappeler leurs précédents projets. Avec Battleborn, réussiront-t-ils à s’imposer comme une évidence, comme par le passé ?

Battleborn to be alive

De ses illustres aînés, Battleborn a hérité de son ambiance. Esthétique tout d’abord, avec des graphismes en cel-shading qui confèrent un effet cartoon vraiment intéressant. Les personnages, aussi bien que les décors, sont très colorés et stylisés, et confèrent une ambiance vraiment bon enfant, décalée, à l’univers. On est à des années lumières du côté très sérieux des superproductions actuelles comme Halo, Call of Duty ou Battlefield, pour ne citer qu’eux. Mais ce n’est pas le seul point où les ressemblances sont notables. L’humour, omniprésent dans Borderlands, est de retour ici, avec un casting complètement déjanté et qui n’hésite pas à envoyer des punchlines dans tous les sens.

Battleborn mise en effet tout sur son casting. Si son scénario ne vole pas très haut – différentes factions subsistent dans un monde et tentent de sauver la dernière étoile de l’univers – le titre a en revanche mis le paquet pour que les héros soient au centre de tout, qualifiant même le jeu de « hero shooter » tout au long de sa promotion. Au total, ce sont 25 personnages différents qui composent le roster du jeu (+ 5 autres qui arrivent en DLC gratuits prochainement), chacun disposant d’une identité, de caractéristiques et compétences propres. Chaque perso correspond à un type de gameplay, alternant entre les différents styles habituels. Certains font office de tank, d’autres sont spécialistes du corps à corps tandis que d’autres font plutôt office de snipers, etc. On ressent une réelle différence en fonction de ses choix, les parties ayant une toute autre saveur.

Les parties justement, sont bien différentes selon ce à quoi on veut jouer. Très honnêtement, on passera assez vite sur l’Histoire du jeu, peu aidée par un scénario moyen et une durée de vie intrinsèque assez courte (comptez environ 6 heures pour la finir d’une traite), seulement compensée par les envies de loot et de farming des joueurs les plus chevronnés. On apprécie toutefois la possibilité de lancer ces parties en solo ou en coopération, que ce soit jusqu’à 5 en lignes ou à 2 en écran splitté (là encore, comme dans Borderlands).

Battleborn to kill

En revanche, en se penchant du côté du multijoueur compétitif (le PvP, pour les joueurs aguerris), Battleborn trouve tout son intérêt, piochant notamment des idées du côté des MOBA (League of Legends, …) en les adaptant. Trois modes de jeu sont disponibles. Destruction est celui de base, et s’apparente au mode Domination de FPS plus classiques. Trois zones sont disséminées sur la carte, et le contrôle de ces zones rapporte des points à l’équipe.

Du côté du mode Incursion, le but est de protéger sa base en attaquant celle de l’équipe adverse. Pour cela, on peut compter sur un système inspiré des tower defense, avec des crédits à dépenser pour placer sur la carte tourelles, stations de soin et autres accélérateurs. Des mobs sont à escorter jusqu’à la base adverse pour désactiver les boucliers des sentinelles qui s’y trouvent et infliger de sérieux dommages. C’est de loin le mode le plus intéressant du titre ! Enfin, le mode Fusion est le dernier disponible. Dans celui-ci, le but est de sacrifier avant l’équipe adverse un nombre suffisant de sbires pour remporter la partie. En bref, il y a de quoi varier les plaisirs, le seul dénominateur commun de tous les modes étant le jeu en équipe, poussé à l’extrême par la recherche d’une complémentarité optimale entre les différents héros qui la compose.

Au final, Battleborn se révèle être très bon dans ce qu’il recherche. Si on aurait aimé découvrir un mode Histoire un peu plus inspiré, c’est bel et bien le multi compétitif qui est au centre des débats. Et à ce petit jeu, Gearbox a su proposer une expérience de qualité. Les différents héros, la personnalisation de ceux-ci, ainsi que les différents modes de jeux, devraient offrir une expérience intéressante sur la durée, pour peu que le public suive et qu’une communauté se forme autour du titre. C’est tout le mal qu’on souhaite à 2K après l’échec Evolve, qui partait pourtant avec de très bons arguments sur le papier, lui aussi.

Battleborn

49,99 €
Battleborn
7

Scénario

6.0/10

Réalisation

7.0/10

Bande son

7.0/10

Gameplay

8.0/10

Les +

  • Les différents héros
  • Les modes multi compétitif
  • La coop' en splitté

Les -

  • L'Histoire peu intéressante
  • Pas assez de maps
  • Une communauté légère pour le moment

Taboulé

Créateur et rédacteur en chef du site.

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