[TEST] Assetto Corsa

Alors que depuis maintenant de nombreuses années règnent en maîtres Gran Turismo chez Sony et Forza Motorsport chez Microsoft , les développeurs de chez Kunos Simulazioni avaient conquis les joueurs PC avec Assetto Corsa, une simulation automobile très pointue qui ne laissait pas la place à l’erreur. Aujourd’hui, voilà que celle-ci débarque sur nos consoles ! Qu’en est-il des sensations manette en main ? Réponse dans ce test.

Une simulation pas pour tout le monde

Grand habitué des Forza Motorsport, c’était avec une joie non dissimulée que je lançais le jeu pour la première fois. Sans prendre la peine de m’attarder sur les menus, fort austères au demeurant, je foulais déjà l’asphalte ! La première approche me fit un choc, tant le contraste avec tout ce que j’avais connu auparavant était saisissant. Ici, on est là pour simuler de la course automobile, presque au détriment du fun. Ne disposant pas de volant, j’avais lu ici et là qu’Assetto Corsa se savourait bien plus de cette manière, seulement tout le monde n’a pas le budget (ni forcément l’envie) d’investir dans un volant à retour de force.

Vous l’aurez peut-être déjà compris, à la manette le plaisir de jeu n’est pas vraiment là, puisque même après être passé dans les réglages (nombreux qui plus est), si léger mieux il y a, ce n’est pour autant pas ce que j’attendais en termes de sensations de conduite. Tout est poussif, le jeu n’est pas forcément fluide, la faute à un framerate un peu capricieux de temps à autres, et le tout demande une concentration extrême qui nuit à l’aspect fun que chaque jeu de course se doit d’avoir, à mon sens.  La moindre erreur se paie cash.

Bref, le jeu devient de ce fait rapidement très élitiste, s’adressant à une catégorie de joueurs perfectionnistes, qui n’auront pas peur de recommencer maintes et maintes fois une même course pour glaner les médailles d’or, le tout avec un volant à la main. Que ceux qui cherchent simplement à se faire plaisir avec de belles cylindrées sur de célèbres circuits retournent dans leurs écuries, ici c’est pour les professionnels, pas pour les amateurs. Même en choisissant le mode de difficulté le moins élevé, c’est encore une fois un enchaînement de frustration, car les adversaires nous dépassent toujours, sans que l’on comprenne vraiment quelle en est la raison…

Parlons d’ailleurs un peu de l’IA des concurrents, parfois un peu déconcertante. En effet, nos adversaires n’hésiteront pas à nous percuter si l’on a le malheur de se trouver sur leur chemin. Il fut un temps où nos rivaux concourraient en file indienne, mais aujourd’hui ils n’hésitent pas à provoquer des accidents, ce qui aura tendance à fortement nous agacer. Pour autant, ces derniers ne souffriront pas lorsque nous les percuteront, ne déviant pas d’un iota de leur trajectoire… Vous avez dit injuste ?

Un contenu relativement chiche

Parlons maintenant un peu du contenu de la galette, strictement identique à la version PC. On y trouve un mode Carrière assez fourni en terme d’événements, mais malheureusement d’un classique assez édifiant. Ici, c’est une simple succession d’épreuves (course, drift, hotlap, etc.) sans gestion de saisons, sans classement, sans récompenses, et sans garage ni voitures à collectionner. Forcément, le plaisir de jouer en prend un sérieux coup. L’aspect compétitif est mis de côté, et les plus collectionneurs seront forcément déçus de ne pas avoir la possibilité de se faire un garage digne de ce nom.

En ce qui concerne le nombre de circuits, c’est la douche froide… Une douzaine de tracés seulement, dont certains déjà bien connus puisqu’existant dans pas mal d’autres jeux. Pour l’originalité, on repassera. D’autant plus qu’ici pas de gestion de la météo ni de cycle jour/nuit, sachant que cela aurait pu amener une belle variété durant les courses…

Et pour finir, si vous étiez habitués à des garages bien fournis dans d’autres simulations, ici il faudra composer avec un peu moins d’une centaines de véhicules… dont certaines déclinaisons comprises ! Certes, le panel choisi est loin d’être dégueulasse, mais quand même, ça fait tout drôle.

Et pour enfoncer le clou, graphiquement le jeu est loin d’être une démonstration technique. Plutôt propre, il n’en met toutefois pas plein les mirettes comme certains de ses concurrents peuvent le faire. Lorsque l’on pilote des bolides pareils, on est en droit d’attendre un niveau de détail très élevé, surtout sur cette génération de consoles.

Vous l’aurez compris, Assetto Corsa est un mauvais jeu vidéo, mais une excellente simulation de conduite pour peu de posséder le matériel adéquat, ce que la majorité des joueurs n’a pas. En effet, à trop vouloir s’adresser aux puristes, les développeurs ont un peu oublié ce qu’est le jeu vidéo avant tout : du fun. De plus, ce dernier est plutôt chiche en termes de contenu et ne tient absolument pas la dragée haute à ses concurrents directs, beaucoup plus généreux en la matière. Pas de gestion de la météo ni de cycles jour/nuit, nombre de bolides relativement faible, mode Carrière soporifique, difficile à prendre en main à la manette, etc. C’est fort dommage car le jeu avait de quoi faire pour se positionner comme l’un des leaders du genre.

Assetto Corsa

53,98 euros
Assetto Corsa
3.3

Note globale

6.5/10

Modes de jeu

0.0/10

Les +

  • Aspect simulation très poussé
  • Plaira à n’en pas douter aux puristes…

Les -

  • … puisque le jeu ne s’adresse qu’à eux.
  • Contenu relativement pauvre
  • Mode Carrière ennuyeux
  • Pas adapté à la manette

Taboulé

Créateur et rédacteur en chef du site.

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